• Lettre T
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  • Tabac

    Connu en Europe depuis la découverte du Nouveau Monde à la fin du xve siècle, le tabac aura un retentissement sur la santé plus tardif mais désormais beaucoup plus grave que la syphilis*. C’est le principal responsable de l’augmentation de fréquence* et de mortalité* par cancer, à l’origine de près d’un décès par cancer sur trois. Introduit en France par Jean Nicot (1530-1600), ambassadeur au Portugal qui le rapporte à Catherine de Médicis dont les migraines vont s’en trouver soulagées, il sert de remède pour divers maux (préconisé par Trousseau* aux dames du Second Empire contre leur constipation !) avant d’être utilisé pour le plaisir, par l’intermédiaire d’une pipe* en Angleterre au xviie siècle ou sous forme de chique ou de prise, puis de cigares*, enfin à partir du xixe siècle sous forme de cigarettes* qui vont devenir au xxe siècle son principal mode de consommation. Sa nocivité pour la santé est reconnue dès 1699 dans une thèse dirigée par l’archiatre Guy-Crescent Fagon (1638-1718), sa responsabilité à l’origine de polypes* susceptibles de dégénérer* en cancers des lèvres* est signalée en 1765 par un médecin anglais. Le développement de tumeur maligne* en rapport avec le tabac est indiqué dans des traités de médecine dès le début du xixe siècle, d’une part chez les ouvriers travaillant dans les manufactures de tabac, d’autre part chez « ces sales (sic) fumeurs* [chez qui] on rencontre le plus souvent le carcinome* de la lèvre inférieure ». Mais les méfaits du tabagisme restent discrets jusqu’à la deuxième moitié du xixe siècle : le tabac sort des fumoirs pour envahir la rue, les observations se multiplient et une Association française contre l’abus du tabac se crée en 1868. Après le chancelier d’Angleterre Francis Bacon (1561-1626) qui écrivait « Le tabac, dont l’usage s’est établi de nos jours, est une espèce de jusquiame qui trouble le cerveau, tout comme l’opium* », Gœthe déclare : « Certaines choses me sont aussi haïssables que le venin du serpent : le tabac, les punaises, l’ail… ». Des écrivains français se déclarent aussi contre le tabac : pour Victor Hugo c’est « l’opium de l’Occident », tandis que pour Balzac « le tabac, impôt mille fois plus immoral que le jeu, détruit le corps, attaque l’intelligence et hébète la nation ». Pour Barbey d’Aurevilly « l’impalpable vapeur du tabac, cette impondérable, traverse les milieux de la chair et va pénétrer au plus intime de nos esprits, pour en dissoudre languissamment les énergies ». Pour Delacroix « l’homme emprunte à la nature des poisons tels que le tabac et l’opium pour s’en faire des instruments de grossiers plaisirs ». À côté des génies des lettres qui ne fument pas – Hugo, Balzac, Michelet, Dumas – sont dénoncés les fumeurs dont la production littéraire laisse à désirer : Eugène Sue, Georges Sand, Mérimée, Flaubert, Baudelaire ! Le docteur Georges Clemenceau écrit, à la fin du siècle : « J’ai dit comment l’alcool* conduisait traîtreusement ceux qui lui font appel… J’en aurais pu dire autant du haschisch, de l’opium ou du tabac ». Avant d’être officiellement reconnu comme une drogue par l’OMS* dans les années 1970, le tabac verra sa responsabilité démontrée à l’origine des cancers. Lorsque Freud* présente son cancer de la bouche en 1923, le médecin viennois anatomo-pathologiste* qui examine son prélèvement prédit : « Si cet homme continue à fumer il mourra de cancer ». L’augmentation du tabagisme autour de 1900 conduit les médecins américains à rencontrer de plus en plus des cancers bronchiques* lors d’autopsies et à observer, dans les années 1930, qu’ils frappent le plus souvent des fumeurs. Ces indications justifient les enquêtes anglaises, impliquant 35 000 médecins sous la direction de Richard Doll*, qui avant 1960 apportent la preuve que les morts par cancer respiratoire sont beaucoup plus fréquentes chez les fumeurs que chez les non-fumeurs. Autant ces constatations ont un impact parmi les praticiens anglais qui sont aujourd’hui parmi ceux qui fument le moins dans le monde, autant, pourtant rendues publiques, elles mettront longtemps à être reconnues ailleurs. En 1845, Claude Bernard avait montré qu’une goutte de nicotine déposée dans l’œil d’un lapin* entraînait la mort de l’animal. Cette toxicité existe chez l’homme mais la nicotine s’élimine rapidement et les grands fumeurs s’y habituent. Elle s’observe cependant chez les ouvriers récoltant le tabac, qui présentent des lésions irritatives de la peau en contact avec les feuilles fraîches. Le tabagisme s’est développé surtout après la Seconde Guerre mondiale sous des influences socio-culturelles complexes, largement favorisées par une exceptionnelle publicité. La consommation de tabac a cessé d’augmenter en France depuis 1980 mais, en raison des effets retardés de la fumée de cigarette, il faudra dix ou vingt ans pour que cela retentisse sur la santé et l’incidence* des cancers en particulier. Au début des années 1990, le tabac est rendu responsable de plus de 60 000 morts par an en France – soit plus d’un décès sur dix (21 % chez l’homme, 2 % chez la femme) – dont plus de 40 000 sont dus à un cancer. Cela représente un tiers des décès par cancers et, plus d’un quart des décès chez l’homme de 45 à 64 ans. Chaque année le seul cancer des bronches* tue deux fois plus de personnes (22 000) que les suicides (11 000), quatre fois plus que les accidents de la route (5 500). Dans l’ensemble du monde, le tabac est rendu responsable de 5 millions de morts – dont près de la moitié par cancer – et ce chiffre atteindra 10 millions vers 2025. Près d’un fumeur sur deux meurt d’une complication liée au tabac. En Angleterre 80 % des non-fumeurs vivent jusqu’à 70 ans ou plus contre seulement 50 % des gros fumeurs. Les cancers bronchiques représentent un quart des décès masculins par cancer mais le tabac favorise aussi les tumeurs malignes* de la bouche*, de la gorge* et de l’œsophage*, en liaison avec l’alcool, de la vessie*, à un moindre degré ceux du côlon*, du pancréas*, de l’estomac*, du rein*, du col* utérin, sans doute aussi ceux du sein* ou les leucémies*, du moins certaines leucémies aiguës. À lui seul le tabac est responsable de l’augmentation de l’incidence des cancers qui, à âge* égal et en dehors de lui, ont plutôt tendance à diminuer. En outre, pour un même type de cancer, la gravité est plus grande chez les fumeurs que chez les non-fumeurs (comme en témoigne par exemple la mutation* du gène* p53*). Il est encore à l’origine de vieillissement* prématuré, de complications cardio-vasculaires, d’insuffisance respiratoire, d’une aggravation du sida* et d’une multitude d’autres troubles moins importants (diminution de la fertilité féminine, impuissance masculine, etc.) ou mineurs. Aux États-Unis, les Mormons* qui ne fument pas meurent deux fois moins de cancers que les autres Américains à côté desquels ils vivent. Malgré son importance dans l’économie du pays (près de 10 millards d’euros dépensés par les ménages) et les bénéfices retirés par l’État (voir SEITA*), l’importance du retentissement du tabac sur la santé* publique ne permet plus de maintenir le laisser-aller qui a longtemps prévalu. À l’initiative de Simone Veil, la loi du 9 juillet 1976 a été la première mesure officielle prise en France, complétée par le décret du 12 septembre 1977 réduisant le tabagisme dans les lieux publics. Cependant les dispositions prises ont été contournées ou sont restées lettre morte. Le 10 janvier 1991, la loi Evin a donné une nouvelle impulsion à la lutte contre le tabagisme, en partie par conformité avec les réglementations européennes et avec les campagnes mondiales, notamment sous l’égide de l’OMS* ou de l’UICC*, qui cherchent à protéger les pays en développement contre les excédents de production de tabac américain. L’arrêt de la distribution des cigarettes Troupes aux appelés du contingent, la restriction ou l’interdiction de fumer dans les transports en commun, la diffusion croissante des informations sur la toxicité du tabac, les indications figurant sur les paquets de cigarettes, l’institution d’une journée sans tabac le 31 mai de chaque année, l’interdiction de la publicité directe ou indirecte ont enfin inversé l’image du fumeur : ce n’est plus le cow-boy triomphant (Lucky Luke a échangé son mégot contre un brin d’herbe) ou l’aventurier intrépide et un peu mystérieux, mais bien l’individu défavorisé et drogué qui inspire d’abord la commisération (voir Hehautontimoroumenos*). À la fin des années 1990 les fabricants américains de cigarettes ont reconnu la nocivité de leur production et proposé une somme colossale (plus de 1 000 milliards de dollars) pour échapper à des poursuites judiciaires. Bernard Hœrni

  • Tabagisme passif

    La toxicité de la fumée de tabac est telle qu’elle s’exerce non seulement sur les fumeurs*, mais aussi sur ceux qu’elle enfume, induisant chez eux nombre de troubles, y compris quelques cancers. Ainsi estime-t-on que le tabagisme passif entraîne près de 3 000 décès chaque année en France, la plupart de cause cardio-vasculaire, une minorité par cancer. L’intoxication la plus nette est celle de l’enfant pendant la grossesse* d’une mère qui fume. Depuis la fin du xixe siècle on sait que ces enfants sont plus petits et plus fragiles à la naissance. Il est désormais reconnu que de tels nourrissons sont plus exposés à une mort subite, à des infections respiratoires et à des cancers infantiles. La responsabilité du tabagisme passif est difficile à apprécier parce qu’il est difficile de le mesurer. Des produits cancérogènes émanant de la fumée de tabac sont retrouvés dans l’urine des fumeurs passifs. La plupart des enquêtes épidémiologiques ont porté sur les conjoints de fumeurs comparés à ceux de non-fumeurs. Une synthèse est disponible à la Documentation Française (Rapport sur le Tabagisme Passif, réalisé à la demande de la DGS, sous la direction du Pr. Bertrand Dautzenberg, 2001). L’augmentation du risque de cancer est significative pour le poumon (+ 26 %), les sinus de la face (+ 100 %), suspectée pour les cancers du larynx* et de la vessie*. Le tabagisme passif majore les risques de cancer liés aux cancérogènes présents sur les lieux de travail. Cependant, sans attendre l’apparition d’un cancer, l’enfumage entraîne des infections* et d’autres complications respiratoires, en particulier chez le nourrisson et l’enfant*, bien suffisantes pour que les droits et la protection des non-fumeurs soient devenus un enjeu de santé* publique. Les données scientifiques actuellement disponibles justifient que les autorités agissent le plus vite possible pour assurer la protection des non-fumeurs. À côté des dispositions réglementaires prises, les non-fumeurs sont invités à faire respecter, courtoisement mais fermement, leur droit à ne pas être enfumés, à respirer un air pur dans la vie courante, surtout si la fumée détermine chez eux une irritation des yeux, de la gorge ou tout autre désagrément. Les fumeurs, qui souhaitent voir respectée leur liberté et fumer, sont invités à respecter celle des autres qui ne veulent pas être enfumés. L’Agence de Protection Environnementale aux États-Unis a classé la fumée inhalée par tabagisme passif en classe A, c’est-à-dire en produit cancérogène pour l’homme au même titre que les fibres d’amiante*. De même, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC*), basé à Lyon, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS*) et le Bureau International du Travail (BIT) ont classé le tabagisme passif parmi les substances cancérogènes pour l’homme (CIRC classe 1). Jacques Brugère

  • Tagnon

    (Henri, 1911-2000). Oncologue médical qui, après une longue période de formation complémentaire aux États-Unis, à Boston puis à New York, devient en 1953 professeur à l’Université libre de Bruxelles et médecin de l’Institut Jules*-Bordet. Il fonde en 1965 l’European* Journal of Cancer dont il est rédacteur en chef jusqu’en 1989, ainsi que l’Organisation Européenne de Recherche sur le Traitement du Cancer (OERTC*) avec d’autres cancérologues européens, en favorisant une collaboration pluridisciplinaire entre médecins, chercheurs et statisticiens. Bernard Hœrni

  • Tamoxifène

    Médicament* largement utilisé, depuis les années 1970, comme hormonothérapie* dans le traitement des cancers du sein* pour ses effets opposés aux œstrogènes*, le tamoxifène est une molécule de synthèse de faible poids moléculaire dont la formule, malgré certaines ressemblances, n’est pas celle d’un stéroïde*. Son action varie selon les tissus dans lesquels il va se fixer et selon le type de récepteur* qui y est présent (récepteur alpha ou bêta). Il se lie avec ce récepteur spécifique mais le complexe formé n’induit pas la réponse habituelle. Suivant le tissu cible, il rend le récepteur inefficace ou développe un effet qui ressemble, sans lui être tout-à-fait identique, à celui d’un œstrogène dont l’activité serait extrêmement faible. Vis-à-vis de la prolifération* des cellules* épithéliales habituellement stimulées par les œstrogènes il se comporte comme un anti-œstrogène. La plupart de ses effets généraux sont plus favorables que le seraient ceux d’un anti-œstrogène parfait : il réduit la synthèse de cholestérol* par le foie, maintient un effet œstrogénique au niveau de la muqueuse vaginale et du squelette. Chez les femmes non ménopausées*, l’administration continue de tamoxifène augmente la production de folliculostimuline par l’hypophyse (voir Œstrogènes*), ce qui augmente d’autant la production d’œstrogènes par les ovaires ; malgré cela, le tamoxifène a fait la preuve de son efficacité et de son innocuité dans le cancer du sein de la femme avant la ménopause. Chez les femmes ménopausées prenant du tamoxifène de façon prolongée (plus de 4 ans) comme thérapeutique préventive d’une rechute, il augmente le risque de cancer du corps* utérin (endomètre). Malgré cela, le bien-fondé de son administration pour cancer du sein n’est pas remis en cause. Ces observations conduisent cependant à penser que le tamoxifène doit être utilisé avec une grande prudence en dehors du traitement du cancer du sein. Comme c’est le cas pour tous les traitements hormonaux, son administration doit tenir compte du statut hormonal du sujet et des effets potentiels dans l’ensemble de l’organisme. Louis Mauriac

  • Tarn

    Département où siège un registre* des cancers, créé en 1981 à l’initiative de l’Institut Claudius*-Regaud. Ce registre met en évidence une incidence* particulièrement élevée des cancers du côlon*, de la vessie*, de la peau* et de la prostate*.

  • Tata Memorial Hospital

    Créé à Bombay* en 1941 par Sir Dorab Tata, représentant une riche famille philanthrope dont il a pris le nom (son dernier représentant J.R.D. Tata est décédé en 1993 à 89 ans), avec le parrainage de plusieurs instituts du cancer (dont la Fondation Curie*), c’est un des centres anticancéreux les plus anciens en dehors des pays occidentaux. Complété par un institut de recherche* et rattaché à la Commission gouvernementale de l’Énergie Atomique, c’est aussi l’établissement de lutte contre les cancers le plus important en Inde. Autour de 400 lits d’hospitalisation, il réunit 200 médecins et un nombre équivalent de chercheurs. Leurs travaux portent sur tous les domaines fondamentaux et cliniques de la cancérologie, en particulier l’origine des tumeurs, notamment alimentaire*, sur place et dans le cadre d’une abondante coopération internationale. En liaison avec l’université de Bombay, ce centre a récemment développé d’importants programmes d’éducation*, visant spécialement à la prévention* des cancers. Il a joué un rôle déterminant pour l’organisation du xvie Congrès international de l’UICC* organisé à New Delhi en 1994. Bernard Hœrni

  • Taxanes

    Famille de médicaments* anticancéreux (chimiothérapie*) isolés à partir de l’if américain (Taxus brevifolia) ou européen (T. baccata) et développée à partir de 1980. Ses deux premiers et principaux représentants sont le paclitaxel* et le docetaxel*.

  • Taxol

    Voir Paclitaxel*.

  • Taxotère

    Voir Docétaxel*.

  • Tchernobyl

    Ville d’Ukraine, à plus de 1 100 km au nord-ouest de Kiev où se produit le 26 avril 1986 un grave accident nucléaire qui va entraîner l’apparition de cancers chez les personnes irradiées. L’explosion d’un réacteur et du bâtiment le protégeant donne issue pendant plusieurs jours à de nombreux corps radioactifs, au premier rang desquels de l’iode* 131 et du césium*, qui se répandent dans l’atmosphère et donnent un nuage radioactif se déplaçant au gré des vents sur l’ensemble de l’Europe. En dehors de personnes travaillant sur le site qui ont été gravement brûlées, plus de 100 000 habitants voisins ont été exposés à une irradiation significative ainsi que les « liquidateurs » intervenant avant la fermeture de la centrale le 15 décembre 2000. De même qu’une suite d’erreurs humaines venant de techniciens insuffisamment formés a été à l’origine de l’accident, la protection et la surveillance des sujets irradiés sont imparfaites. Les doses reçues sont imprécises, la surveillance d’une population dispersée dans le désordre très incomplète. Les cancers de la thyroïde* ont vu leur fréquence augmenter considérablement, surtout chez l’enfant*, avec une apparition précoce et une gravité particulière. Dans les quatorze années suivant l’accident plus de 1400 cas ont été enregistrés contre cinq dans les sept années précédentes parmi la même population. En dehors de ces cancers, aucun excès de tumeurs malignes*, notamment de leucémies*, n’a été observé pendant la même période. Cet accident a confirmé les craintes émises par les écologistes* vis-à-vis des installations nucléaires, mais a surtout montré qu’à côté des mesures de sécurité matérielles, les règles à respecter par le personnel sont aussi importantes et doivent être régulièrement et sévèrement contrôlées. Bernard Hœrni

  • Technétium 99

    Isotope* radioactif qui, lié à des pyrophosphates, permet d’explorer le squelette par scintigraphie*. Il sert également à explorer la glande thyroïde*. Dans les deux cas, le technétium marque différemment tissus normaux et lésions cancéreuses et il est utile au diagnostic* de ces dernières.

  • Tegafur

    Le tegafur est un précurseur du fluorouracile* qui est indiqué dans le traitement de première intention des cancers du côlon* et qui a l’avantage d’être administré par la bouche. Ce médicament* est associé à un inhibiteur de la destruction du fluorouracile qui est l’uracile (UFT). Les effets indésirables les plus fréquents sont les diarrhées* (12 %), les nausées*-vomissements* (12 %), les douleurs* abdominales (12 %) et l’asthénie* (9 %). Jean-Pierre Armand

  • Téhéran

    Voir Oberling*, Reza*.

  • Téléphone

    Mode de communication commode, très répandu et très utilisé, plus rapide que le courrier postal, maintenant complété par le courriel ou des visioconférences. Il facilite les échanges entre patients et soignants ou entre soignants pour favoriser la coordination des soins. Il ne peut remplacer une consultation avec contact physique et ne permet pas de prendre directement connaissance de certains documents. Il expose à des défauts de compréhension et à des erreurs de transmission, sans laisser de trace. Ses avantages et ses inconvénients incitent à donner une formation particulière, notamment aux assistantes de médecin pour jouer au mieux leur rôle. Suspectée dès les années 1970 avec les lignes d’électricité* à haute tension mais jamais démontrée, la responsabilité d’ondes électromagnétiques à l’origine de cancers est à nouveau évoquée avec les téléphones portables. Ils utilisent des ondes proches des ondes de radio ou télévision (voir Rayonnements*), de très faible intensité, respectant des normes de sécurité très strictes, mais ont été accusés dans quelques cas de tumeurs cérébrales* sans qu’aucune preuve n’ait pu être apportée en faveur de leur possible responsabilité. Une enquête épidémiologique* mondiale a été lancée par le CIRC* à titre de précaution. Pour le moment, le seul risque connu des téléphones mobiles se rattache à la conduite automobile simultanée. Inversement, ils pourraient protéger les jeunes du tabagisme* en représentant un signal d’émancipation de remplacement – avec en outre une concurrence économique dans le budget des adolescents – et ainsi réduire les risques ultérieurs des cancers provoqués par le tabac. Voir aussi Allô*-cancer, Cancer* Info Service, Écoute*-cancer, Rumeur*. Bernard Hœrni

  • Téléradiothérapie

    Plus simplement appelée radiothérapie* externe, elle regroupe toutes les techniques de traitement par rayonnements* ionisants dont la source* est située à distance du patient et donc de la tumeur, par contraste avec la curiethérapie* où les sources radioactives sont au contact ou au sein de la tumeur. Jean-Paul Le Bourgeois

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