• Lettre F
  • Page 1 sur 4
  • Face

    (Cancers de la). Les cancers de la peau* du visage représentent environ 10 % de l’ensemble des cancers. Ils surviennent chez les sujets de peau claire, roux ou blonds, qui ont beaucoup été exposés au soleil* (marins, agriculteurs, personnes âgées). Ils siègent principalement sur la tempe, le pavillon de l’oreille et le sillon entre la joue et le nez*. Leur gravité est variable. Les carcinomes* dits basocellulaires sont les plus fréquents (90 % des cas) et les moins graves. Ce sont des lésions superficielles, perlées, parfois foncées (pigmentées), qui se développent lentement, sans douleurs*, même lorsqu’elles s’ulcèrent*. Leur malignité* est purement locale : elles ne donnent jamais de ganglions* ni de métastases*. Ces carcinomes sont traités par chirurgie* ou radiothérapie* superficielle. La plupart peuvent être opérés sous anesthésie* locale, sans hospitalisation*. Ils nécessitent une chirurgie plastique lorsqu’ils ont été négligés pendant des années et que leur taille demande une résection cutanée étendue. Ils ne mettent jamais la vie en danger et ne sont pas inclus dans les registres* des cancers. Les carcinomes dits spinocellulaires représentent 5 % des cancers cutanés. Ils compliquent parfois des cicatrices* anciennes, de brûlure ou de gelure en particulier. Leur traitement est surtout chirurgical. Les ganglions* peuvent être envahis, notamment dans la région située en avant de l’oreille (préauriculaire), dans la joue et sous la mâchoire (région sous-maxillaire). En cas d’évidement* ganglionnaire positif, une radiothérapie* est indiquée. Les mélanomes* malins (5 % des cas) se présentent comme des lésions noires ou brun foncé, à contours irréguliers. Ils surviennent sur une peau saine ou compliquent un grain de beauté préalable (nævus*). Un grain de beauté qui s’épaissit, augmente de surface, devient plus noir, irrégulier, douloureux ou saigne au contact est suspect de dégénérescence* maligne et justifie une consultation spécialisée. Le traitement consiste en une large résection chirurgicale suivie de greffe* de peau ou de lambeau. Le pronostic* dépend de l’épaisseur de la lésion et de son degré de pénétration dans les différentes couches de la peau. Des ganglions* et des métastases* peuvent survenir secondairement. Certains mélanomes malins se développent chez des femmes âgées sur une lésion chronique noire de la joue, la mélanose de Dubreuilh. Dans ce cas, des excisions locales répétées sont parfois indiquées. Voir aussi Sinus* de la face. Jacques Brugère

  • Facteurs de croissance

    Ce sont des glycoprotéines (molécules composées de sucres et de protéines*) qui stimulent la croissance, la prolifération* et la différenciation* de cellules*. Leur rôle est important dans la production cellulaire excessive de certains cancers, mais ils sont aussi utilisés dans leur traitement. Il existe des facteurs différents, tous désignés en anglais par les mots growth factor (facteur de croissance) auquel s’ajoute le nom du tissu* sensible à leurs effets stimulants. Parmi les médiateurs biologiques possédant les propriétés de facteurs de croissance certains agissent sur des tissus : le PDGF (platelet derived growth factor) est spécifique des plaquettes* sanguines, le NGF (nerve growth factor) influe sur la croissance des nerfs, l’EGF (epidermal growth factor) sur le développement de l’épiderme de la peau*. D’autres sont impliqués dans le fonctionnement du système immunitaire : ce sont les diverses interleukines*, par exemple l’interleukine 2 nommée TCGF (T-cell growth factor) et l’interleukine 4 BCGF (B-cell growth factor) en raison de leur action sur les lymphocytes* T ou B. D’autres facteurs de croissance participent à la production des cellules du sang* (l’hématopoïèse) : les colony stimulating factors (CSF) sont des cytokines*, véritables hormones* cellulaires modulant la croissance des cellules sanguines dans la moelle* osseuse. On en distingue plusieurs sortes selon qu’ils stimulent les granulocytes* (G-CSF), les macrophages* (M-CSF), les uns et les autres (GM-CSF) ou encore l’ensemble des cellules (interleukine 3). Ils sont utilisés pour limiter ou corriger les déficits cellulaires consécutifs à une chimiothérapie* intense. En somme les facteurs de croissance font partie des cytokines* ; ils agissent par des récepteurs* cellulaires qui leur sont spécifiques ; dans certains cas ils contribuent à l’activation d’oncogènes* qui participent à la multiplication anarchique des cellules en produisant de façon incontrôlée des protéines* la stimulant.

  • Famille

    Un cancer ne touche pas seulement l’individu malade : sa gravité réelle ou redoutée perturbe aussi sa famille et ses proches. L’importance et la nature de ces troubles varient avec les personnes de l’entourage, avec le rôle joué par le malade, avec le cancer et son évolution. Les proches, au premier rang desquels le conjoint*, ont le souci d’aider le patient, de l’entourer affectivement, de ne pas le laisser seul. Cela entraîne des difficultés matérielles. Les préoccupations de l’entourage sont aggravées par des sentiments de culpabilité*, la crainte d’une contagion*, l’arrière-pensée d’un facteur héréditaire*. La structure de la famille, son fonctionnement, la communication en son sein, facilitent ou entravent les adaptations* nécessaires. L’épreuve de la maladie est l’occasion de resserrer des liens ou de précipiter des ruptures. Le secret* médical doit préserver la personne malade de l’ingérence d’un tiers, même proche et censé bien intentionné, dans son intimité. Les soins au patient peuvent être étendus aux proches qui souffrent aussi, parfois plus que le cancéreux lui-même, et qui vont avoir à effectuer, le cas échéant, un travail de deuil*. Cette aide doit être adaptée aux circonstances dans un réseau de relations complexes qui évoluent avec le temps (Figure et Tableau).

    COMMENT AIDER LES FAMILLES

    Au moment du diagnostic* – Donner des indications diagnostiques adaptées à l’interlocuteur, en évitant un décalage entre malade et famille. – Ne pas ancrer des regrets pour un éventuel retard de diagnostic. – Balayer toute arrière-pensée fausse et préjudiciable sur les causes. – Préciser l’absence de contagion*. – Donner les grandes lignes du programme de traitement (durée, hospitalisation). – Envisager une aide matérielle. Pendant le traitement* – Informer* au fur et à mesure de son déroulement. – Préparer la convalescence : temps, lieu, moyens (aide). Après le traitement – Donner les indications nécessaires pour la réadaptation*, l’hygiène de vie, la reprise du travail*, la diététique*, l’alimentation*, la sexualité*. – Expliquer les raisons de la surveillance*. – Informer sur les complications possibles (les symptômes* de rechute*) justifiant l’appel d’un médecin. À la période terminale – Donner les indications pour maintenir à domicile* si cela est possible. – Entretenir la communication. – Préparer le processus de deuil*.

    L’approche des soignants doit être globale, sans exclure l’entourage d’une certaine participation aux soins mais sans leur laisser des charges excessives. Il s’agit d’équilibrer un traitement techniquement irréprochable et un bon abord humain, en tenant compte des nombreux intervenants, sans méconnaître des tensions qui surgissent en un moment de crise. Plus que les bonnes intentions ou le bon sens, une communication de qualité est irremplaçable. Jean Martin

  • Fatigue

    Ce terme courant est utilisé avec des sens divers : on dit qu’une femme a ses « fatigues » pour parler de ses règles* ou qu’un malade est « très fatigué » pour signifier qu’il est mourant. Il désigne précisément un état de lassitude désagréable qui limite l’activité et apparaît après un effort prolongé : la fatigue se distingue ainsi de l’asthénie* qui est spontanée. Chez un malade atteint de cancer, la fatigue est un des symptômes*, subjectifs et multidimensionnels, les plus fréquents, plus fréquent que la douleur*, les nausées* et les vomissements*, souvent imprécis et négligé mais parfois très marqué, qui compromet la qualité* de vie. Elle s’exprime, selon les cas, par un manque d’énergie, une diminution des forces, une incapacité de maintenir un effort prolongé, physique ou intellectuel, une somnolence diurne et des troubles du sommeil* la nuit, une apathie et elle entraîne un malaise et une sensation de mauvaise adaptation*. La fatigue peut traduire une complication, une évolution tumorale mal contrôlée, un retentissement émotionnel ou des réactions normales au traitement. Elle est plus mal ressentie chez les personnes jeunes qui sont plus actives et n’ont pas l’habitude de voir leur activité limitée. Avant toute thérapeutique, la fatigue est grossièrement proportionnelle à l’importance (volume*, stade*) du cancer. Le traitement* a ensuite des effets à la fois favorables, en faisant régresser ou disparaître la tumeur, et défavorables du fait de sa propre toxicité*. Au cours de chimiothérapie* cyclique administrée toutes les trois semaines, la fatigue s’observe chez trois quarts des patients ; elle est plus marquée pendant les huit à dix jours qui suivent, puis il y a une récupération en « rebond », qui peut s’accompagner d’une hyperactivité, avant l’administration suivante. À la fin et à la suite d’une radiothérapie* s’observe aussi souvent une fatique qui mettra plusieurs mois à se corriger. En cas d’évolution défavorable, la fatigue est l’expression la plus apparente de la dégradation générale, présente chez 90 % des patients en soins palliatifs*. Elle est parfois rattachée à une cause qui peut être corrigée : anémie*, insuffisance thyroïdienne, toxicité de certains médicaments* sur les nerfs* et les muscles*, déséquilibres métaboliques. Elle peut être partiellement et temporairement corrigée par des transfusions* ou de l’érythropoïétine* en cas d’anémie, par un traitement court de corticoïdes*. Elle conduit le malade à adapter ses activités à son état et à ses possibilités. Une évaluation précise des composantes de la fatigue est un préalable pour la corriger de la façon la plus appropriée. La fatigue peut aussi affecter la famille*, les proches, selon leur âge, leur activité habituelle qui doit être parfois interrompue, leur proximité et leur implication auprès d’une personne plus ou moins gravement atteinte. La durée prévisible de la maladie justifie de s’organiser, de ménager ses forces malgré le souci immédiat de rendre service, de répartir les diverses participations familiales. Les soignants doivent y être attentifs mais ils peuvent eux-mêmes ressentir de la fatigue selon leurs conditions de travail. À un degré supérieur elle aboutit au syndrome d’épuisement*. Bernard Hœrni

  • FDG

    Voir TEP*.

  • FECS

    (pour Federation of European Cancer Societies). Voir Fédération* des Sociétés Européennes du Cancer.

  • Fédération des Sociétés Européennes du Cancer

    Cette structure réunit, depuis les années 1980, les principales sociétés européennes consacrées aux cancers, fondées une décennie plus tôt et désignées par leur sigle anglais : d’Oncologie* médicale (ESMO), de Radiothérapie* (ESTRO), de Chirurgie* oncologique (ESSO), de Recherche* sur le cancer (EACR), d’Oncologie pédiatrique (SIOP), d’Infirmières* en oncologie (EONS) et l’Organisation* européenne pour la recherche et le traitement du cancer (EORTC). Elle coordonne leurs actions dans les domaines de la recherche*, du traitement, de la formation et de la gestion. Elle organise tous les deux ans une Conférence européenne (ECCO) commune qui siège à tour de rôle dans une grande ville d’Europe et permet d’échanger les principales informations sur les travaux et les progrès les plus récents. Bernard Hœrni

  • Fédération Nationale des Centres de Lutte contre le Cancer

    (FNCLCC). Cette institution réunit les dix-huit centres* régionaux et les deux centres nationaux de lutte contre le cancer en France. Sa création en 1964 est motivée par l’entrée en vigueur d’une convention collective pour l’ensemble, à l’initiative de leurs directeurs. Son premier président est A. Chevallier* (1964) auquel succèdent P. Denoix* (1965-1975), F. Cabanne (1975-1982), H. Pujol (1982-1997), T. Philip (1997-2002), D. Maraninchi (2003-2004) et T. Tursz (2005- ). Elle rassemble environ 4 500 lits d’hospitalisation et plus de 10 000 personnes, soignants et administratifs, dont 1 000 médecins. Elle coordonne la prévention* et le dépistage* des cancers, l’organisation des soins aux malades cancéreux et la définition de Standards*, Options, Recommandations (SOR), les recherches* épidémiologiques*, cliniques et fondamentales, le fonctionnement administratif et économique des centres, leur coopération avec d’autres partenaires de soins, dans le cadre de réseaux*, la formation en cancérologie des différents professionnels. Elle est responsable de l’Enquête* Permanente Cancer.

  • Femmes politiques

    Voir Anne* d’Autriche, Hortense*, Margrethe* II, Meir*, Mercouri*, Perón*.

  • Fertilité

    La fertilité d’une personne ayant ou ayant eu un cancer est menacé par le cancer lui-même et par son traitement*. Mais la stérilité* n’est plus la rançon inéluctable qui rendait amère la guérison* d’un cancer de l’enfant*, de l’adolescent* ou de l’adulte jeune. Sauvegarder les fonctions de reproduction est devenu un objectif majeur dans l’indication thérapeutique face à un cancer du sujet jeune. La fertilité peut être compromise par le cancer avant tout traitement. Des altérations majeures des fonctions testiculaires sont observées en cas de cancer du testicule*. Au spermogramme, le nombre, la concentration et la motilité des spermatozoïdes sont fortement abaissés et le taux de formes anormales est augmenté. Ces troubles de la spermatogenèse sont associés à des perturbations des fonctions endocrines du testicule. De même la spermatogenèse est perturbée chez les patients présentant un lymphome* ou une leucémie* aiguë. Environ 40 % des patients ayant une maladie de Hodgkin* ont une oligospermie et 5-10 % une azoospermie. La fertilité peut être compromise par les traitements du cancer. La chirurgie* des cancers génitaux et pelviens oblige parfois à supprimer les organes génitaux (hystérectomie*, castration*) ou lèse les plexus nerveux responsables chez l’homme de l’érection et de l’éjaculation. La radiothérapie* pelvienne altère les fonctions ovariennes, en lésant les follicules primordiaux et en réduisant la production des hormones* stéroïdes ainsi que la vascularisation* de l’endomètre*. Les gonades* et en particulier les testicules sont très sensibles à la radiothérapie*. La chimiothérapie* arrête la spermatogenèse chez l’homme pubère. La durée de celle-ci dépend de l’état du sujet (âge, spermatogenèse avant traitement) et de la chimiothérapie. Des médicaments* comme les agents alkylants* et la procarbazine* sont très toxiques pour l’épithélium* germinal, alors que les antimétabolites* le sont moins. La dose* totale des médicaments intervient également. Les médicaments cytotoxiques* entraînent une réduction et une altération des spermatozoïdes, alors que les sécrétions hormonales du testicule sont peu modifiées. La restauration de la spermatogenèse varie selon les traitements. Après plusieurs cycles de l’association MOPP* pour une maladie de Hodgkin*, la stérilité peut être définitive, alors que la plupart des sujets guéris d’un cancer du testicule retrouvent une spermatogenèse active. Chez la femme, la chimiothérapie provoque une insuffisance ovarienne qui se traduit par une irrégularité du cycle menstruel* ou un arrêt des règles*, voire une ménopause précoce*. Avant la puberté, le testicule* est sensible aux médicaments cytotoxiques* et aux radiations* ionisantes. Une stérilité est une conséquence possible des traitements appliqués à des enfants mais le développement pubertaire est normal. Chez la fille, les séquelles gonadiques de la chimiothérapie semblent moins importantes. Cependant une insuffisance ovarienne relative est possible et, plus tard, une ménopause* précoce. Dans les deux sexes, la chimiothérapie pour une greffe* de moelle* osseuse entraîne souvent une stérilité définitive. Préserver la fertilité du patient cancéreux, sans réduire l’efficacité de son traitement, est parfois possible. Certains cancers gynécologiques localisés guérissent grâce à un traitement chirurgical conservateur, comme pour le cancer in situ ou micro-invasif du col* utérin et certains cancers de l’ovaire* de l’adolescente et de la femme jeune. L’irradiation des ovaires est réduite par leur transposition préalable hors des champs d’irradiation. Les conséquences de la chimiothérapie sur la fertilité peuvent être atténuées en évitant les médicaments les plus gonadotoxiques et en diminuant leurs doses totales (cisplatine*), dans des protocoles qui apportent la même efficacité sur le cancer. Une mise au repos des gonades par hormonothérapie* a fait l’objet d’essais cliniques. La fertilité chez l’homme est préservée par une cryoconservation du sperme* prélevé avant traitement ou même après orchiectomie unilatérale. Sauf azoospermie, et dans la mesure où il reste des spermatozoïdes mobiles, il est possible de conserver le sperme et de l’utiliser ensuite, la fécondation étant facilitée par les techniques de procréation médicalement assistée comme la fécondation in vitro et l’injection intracytoplasmique. À tous les sujets jeunes ayant un cancer, une cryoconservation du sperme doit être proposée avant tout traitement potentiellement gonadotoxique. Les traitements hormonaux avant et pendant la chimiothérapie, destinés à protéger la spermatogenèse, n’ont pas encore prouvé leur efficacité. Le prélèvement de tissu gonadique chez l’enfant* pré-pubère est à l’étude. Chez la femme, les problèmes sont plus difficiles. Lorsqu’il est réalisable, le prélèvement d’ovocytes, leur fécondation et la cryoconservation des embryons préservent effectivement l’avenir gravidique de la femme avec un taux de grossesse de 15 à 25 %. La cryoconservation des ovocytes, proposée aux femmes seules, suivie d’une fécondation in vitro ultérieure a encore un faible taux de succès, récemment amélioré par le recours à la micro-injection d’un spermatozoïde dans le cytoplasme ovocytaire. La cryoconservation de tissu ovarien, prélevé par cœolioscopie, avec greffe ortho- ou hétérotopique, restaure les fonctions ovariennes et les premiers cas de grossesse ont été rapportés. Elle pourrait être proposée aux femmes devant recevoir un traitement qui détruit le stock folliculaire, comme une irradiation abdomino-pelvienne ou corporelle totale ou une chimiothérapie* à hautes doses. À distance des traitements anticancéreux, la fertilité est souvent réduite, volontairement ou non, en particulier après un cancer du testicule, une maladie de Hodgkin* ou une leucémie* aiguë. Dans la plupart des séries publiées, de un quart à la moitié des personnes traitées pour un cancer ou une leucémie ont eu un enfant* ultérieurement. Quand la fertilité d’une personne traitée pour un cancer persiste, sa descendance* est normale. Les rayonnements ionisants et la chimiothérapie ayant, dans certaines conditions, des propriétés tératogènes (entraînant des malformations) mutagènes, voire cancérogènes* chez l’animal, on pouvait craindre un excès de malformations congénitales et de tumeurs chez l’enfant. Mais plusieurs statistiques n’ont pas montré d’excès de risque. Selon des enquêtes épidémiologiques récentes, la stimulation ovarienne provoquée par le traitement des infertilités n’augmente pas le risque de cancer gynécologique ou mammaire. Paul Cappelaere

  • Fête

    les vacances* et les voyages*, les fêtes font partie de la vie normale qu’il faut s’efforcer de préserver en dépit de la maladie, pour le malade comme pour ses proches. Suivant leurs souhaits et en tenant compte des impératifs de la maladie et de son traitement, il est possible de ménager un retour temporaire à domicile, d’alléger ou de décaler un traitement, de renforcer l’état du malade par des corticoïdes* ou des transfusions*, pour lui permettre de participer à une réunion de famille*, surtout si elle risque d’être la dernière, pour laquelle il mobilisera lui-même d’ultimes ressources. Il y a plus de décès juste après des fêtes que juste avant. Un exemple en a été la mort de François Mitterrand* après les fêtes de fin d’année passées en Égypte puis dans sa propriété des Landes. Cependant, cette notion n’a pas été confirmée par une analyse portant, dans l’Ohio, sur plus de 1 250 000 décès, dont plus de 300 000 dus à un cancer. Bernard Hœrni

  • Fibrinogène

    Produite par le foie*, cette protéine* joue un rôle majeur dans la coagulation* sanguine : elle est transformée par la thrombine en fibrine, constituant principal du caillot. Le fibrinogène est souvent augmenté au cours des cancers, par suite d’une inflammation*. Il est diminué si sa production est réduite par une insuffisance hépatique, s’il est consommé en excès au cours d’une coagulation* intra-vasculaire, ou encore s’il est détruit par la fibrinolyse qui complique certains cancers produisant une enzyme* appelée fibrinolysine ou plasmine. Cette diminution expose à des hémorragies*. Bernard Hœrni

  • Fibromatose

    Désordre tissulaire, souvent diffus dans le corps, caractérisé par une transformation ou une production de tissu fibreux pouvant donner des tumeurs*, dites desmoïdes, en général bénignes* mais qui deviennent parfois malignes*.

  • Fibrome

    Tumeur bénigne, développée à partir des fibres du tissu* conjonctif* qui s’observe dans n’importe quel organe. Le fibrome utérin est en réalité un fibromyome, constitué surtout à partir du muscle* de l’utérus*. La dégénérescence* d’un fibrome en fibrosarcome* est rare.

  • Fibrosarcome

    Cancer développé à partir des fibres du tissu* conjonctif*. Il fait partie de l’ensemble des sarcomes* des tissus mous et touche surtout l’adulte jeune. Il résulte rarement de la transformation* maligne* d’un fibrome*.

Résultats 1 - 15 sur 49.