• Lettre H
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  • Hadronthérapie

    Technique d’irradiation faisant appel à des ions légers (carbone 11) et à des protons. Leur efficacité biologique et la conformation de leurs faisceaux permettent de les utiliser pour le traitement de tumeurs peu radiosensibles* nécessitant donc des doses* élevées pour être contrôlées (mélanome*, sarcome*…) et/ou localisées près d’un organe dont les tissus* sont très sensibles aux radiations (œil*, base du crâne, cerveau*…). Jean-Paul Le Bourgeois

  • Haleine

    Voir Bouche*, Odeur*.

  • Hallier

    (Jean-Edern). Voir Le Premier* qui dort réveille l’autre.

  • Halsted

    (William Stewart, 1852-1922). Chirurgien américain à l’origine d’une technique d’ablation* large du cancer du sein*. Après avoir complété sa formation chirurgicale en Autriche et en Allemagne et proposé en 1889 d’utiliser des gants en caoutchouc pour opérer, il met au point une technique de mastectomie* élargie qui enlève non seulement la glande mammaire mais encore les muscles pectoraux, qui recouvrent les côtes et mobilisent le bras, et les ganglions* lymphatiques de l’aisselle. Bénéficiant des progrès de l’anesthésie* et de l’asepsie en cette fin du xixe siècle, cette intervention radicale est présentée en 1891 dans le journal de l’hôpital John Hopkins de Baltimore où exerce Halsted, à partir de 13 opérations réalisées. Quoique fondée sur une fausse conception de propagation d’abord loco-régionale des cancers et accompagnée de guérison* pour moins de la moitié des malades, cette opération s’imposera dans le monde jusque dans les années 1960 et restera le geste de référence aux États-Unis jusque vers 1980, avant d’être remplacée par des mastectomies plus limitées ou par des interventions partielles conservant le sein. Bernard Hœrni

  • Hamer

    Traumatisé par le décès accidentel de son fils, mortellement blessé en 1978 par le fils du roi Umberto d’Italie, le Dr R.G. Hamer présente quelques mois plus tard un cancer qu’il attribue à ce choc* psychologique. Il énonce en 1984 une nouvelle théorie, la « loi d’Airain » du cancer, selon laquelle existe et fonctionne une triade « psychisme, cerveau, organes » constamment synchronisée. Selon Hamer, un choc psychologique brutal ou un conflit aigu vécu dans l’isolement perturbe cette synchronisation. Une erreur de codage au niveau du cerveau entraînerait alors une prolifération cancéreuse et aboutirait en même temps à un « foyer d’œdème* dans la région cérébrale correspondante ». Toujours selon Hamer, le traitement du cancer doit être psychologique, au besoin par hypnose*, car « la résolution du conflit psychologique modifiera l’erreur de codage du cerveau et interrompra l’évolution du cancer ». Le Dr Hamer propose d’éviter la chirurgie*, la radiothérapie* et la chimiothérapie* qui entraînent de nouveaux chocs psychologiques. Cette théorie séduit le public car de nombreux patients attribuent, malgré l’absence de toute preuve scientifique, l’apparition de leur cancer à un choc psychologique. En fait, il n’a jamais été montré qu’un tel choc déclenchait un cancer (voir Psychogenèse*). Les foyers d’œdème cérébral décrits par Hamer pour appuyer sa théorie sont des métastases* cérébrales et non des « réactions » à un choc. Un traitement psychologique peut aider le patient à mieux supporter sa maladie et sa prise en charge, mais il ne peut guérir à lui seul un cancer. R.G Hamer est également opposé au traitement de la douleur* par les morphiniques*. Cette théorie est dangereuse car elle expose des patients à abandonner les traitements éprouvés et à perdre des chances de guérison*. Simon Schraub

  • Hammersmith Hospital

    Crée en 1934 pour coordonner l’enseignement médical au Royaume-Uni, cet hôpital de Londres a été complété en 1941 par l’ouverture d’un service de cancérologie. Se développant au fil des années, ce dernier est devenu un département d’oncologie traitant 2 000 nouveaux malades par an, principalement par radiothérapie* et chimiothérapie* et faisant simultanément de la recherche* clinique et expérimentale. Les principales recherches portent sur de nouveaux médicaments*, la prolifération* cellulaire, la biologie* moléculaire. Le rayonnement de l’équipe médicale est accru par des consultations spécialisées données dans d’autres hôpitaux. Les médecins participent à l’enseignement* de la cancérologie et organisent périodiquement des réunions scientifiques. Bernard Hœrni

  • Hamster

    Comme les autres animaux, cet animal* familier présente, des cancers variés. Les plus fréquents sont des mélanomes* de la peau, des adénocarcinomes* du poumon* et des lymphomes*. Ces cancers sont deux fois plus fréquents chez le mâle que chez la femelle. Ils sont parfois multiples chez le même animal. De petites épidémies (épizooties) de lymphomes ont été observées dans des élevages, sans contamination à d’autres animaux ni à des êtres humains. Le hamster a été utilisé pour la greffe* de tumeurs expérimentales. Sa poche jugale, diverticule de la bouche où il amasse des aliments avant de les avaler, est un site anatomique où une tumeur greffée pousse assez facilement, ce qui permet d’en étudier les caractères. Bernard Hœrni

  • Hand-Schüller-Christian

    (Maladie de). Maladie très rare de l’enfant*, qui entre dans le cadre de l’histiocytose* X. Elle détermine des destructions (lacunes) des os*, une augmentation de la quantité d’urine (diabète insipide) liée à une atteinte de l’hypophyse* et des yeux exorbités (exophtalmie). L’évolution est prolongée et irrégulière, avec des périodes d’aggravation. Elle justifie une chimiothérapie* adaptée et parfois une radiothérapie* sur l’hypophyse*. Ces traitements permettent de guérir quelques malades.

  • Hartmann

    (Henri, 1860-1952). Chirurgien de l’Hôtel*-Dieu, professeur à la faculté de médecine de Paris, Hartmann a été parmi les premiers à s’intéresser au traitement des cancers, dans sa spécialité et en liaison avec la radiothérapie* débutante. Il se consacre principalement aux cancers de l’estomac*, dont il publie dès 1898 quelques cas guéris par chirurgie, et de l’utérus*. Il est, après la Grande Guerre, à l’origine de la Ligue* contre le cancer et fait partie de la Commission des cancers créée en 1922 par Paul Strauss*. Il se dépensera contre « le péril cancéreux » en plaidant pour le diagnostic* précoce.

  • Haut les cœurs

    (1999). Ce film de Solveig Anspach, inspiré par une expérience personnelle, retrace l’existence d’une jeune femme enceinte chez laquelle est reconnu un cancer du sein. De façon réaliste et équilibrée, on suit son combat contre la maladie pour la naissance de son enfant, grâce à des cancérologues pluridisciplinaires parfois maladroits, mais convaincus et convaincants. Le personnage principal, interprété par Karine Viard, se bat avec son entourage dont certains membres fuient, pour surmonter la perte de ses cheveux*, l’interruption de ses activités musicales, pour garder son compagnon, pour continuer à vivre sans exclure la possibilité de mourir. Ses moments de faiblesse sont dominés par un surcroît d’énergie, un volonté de participer. C’est à la fois un hommage à la médecine et à une femme exceptionnelle et exemplaire. Bernard Hœrni

  • HCG

    Voir Bêta*-HCG.

  • Heautontimoroumenos

    Étymologiquement « homme qui se punit lui-même », c’est le héros de comédie de Térence (190-159 av. J.-C.) qui est le premier à souffrir d’une mesure disciplinaire dont il a frappé son fils. Modèle d’un « bourreau de soi-même », ce personnage s’applique aujourd’hui au fumeur*. Sous prétexte d’un plaisir douteux, plus souvent en raison d’une habitude dont il n’arrive pas à se défaire, le fumeur devient l’esclave d’une consommation apparemment choisie mais qu’il ne domine pas. Il est soumis à des désagréments sensoriels ou esthétiques, diminué dans ses capacités intellectuelles, physiques et sexuelles, exposé à des complications ultérieures, cardio-vasculaires et cancéreuses, qui le tueront. Le fumeur apparaît ainsi comme la première victime d’une pratique sur laquelle pourrait en principe s’exercer sa volonté. Bernard Hœrni

  • Heidelberg

    Cette ville du Bade-Wurtenberg est le siège du Centre allemand de Recherche sur le Cancer. Il se consacre surtout à la recherche* fondamentale sur les virus* et la biologie* moléculaire, mais aussi en radiothérapie*, en épidémiologie* et tient un service d’information* accessible au public. Les études virales sont consacrées principalement aux papillomavirus* ainsi qu’aux parvovirus qui protégeraient contre les cancers chez le chat*, le chien*, le hamster* et peut-être aussi l’homme. Bernard Hœrni

  • Heitan-Lagarde

    (Test de). Expérimenté à partir de 1946 par le médecin allemand Henri Heitan, ce test consiste à examiner, à l’aide d’un microscope à contraste de phase, la couleur et la répartition des globules* rouges d’une goutte de sang* séchée à l’air. Selon la couleur et l’aspect du sang, il serait possible selon le promoteur et réalisateur de faire un diagnostic de cancer et de préciser son évolution. Ce test a été repris et légèrement modifié par le Dr Lagarde. Il a reçu un avis défavorable de l’Académie* de Médecine en 1986. Il ne repose sur aucune base scientifique et ne permet ni de faire le diagnostic* ni de suivre l’évolution d’un cancer. Simon Schraub

  • Heliobacter pylori

    Observée depuis un demi-siècle sur la paroi (muqueuse*) de l’estomac*, cette bactérie* a été identifiée seulement en 1983. D’abord dénommée Campylobacter pylori, elle est responsable d’une inflammation* de la muqueuse (gastrite) et mise en cause à l’origine des cancers de cet organe. Elle est également associée à la majorité des ulcères* du duodénum, sans y provoquer de tumeur maligne*. Sa présence dépend du niveau socio-économique, fréquente dans le tiers-monde, chez un tiers des Français seulement, comme si elle dépendait de la qualité de l’alimentation. On la retrouve avec une fréquence élevée avant ou au moment de l’apparition d’un cancer de l’estomac, surtout s’il est situé sur l’antre ou partie horizontale qui précède immédiatement le duodénum ; cela fait suspecter son influence à l’origine de cette tumeur. La même association se retrouve avec le lymphome* gastrique qu’un traitement antibiotique* peut suffire dans certains cas à faire régresser. L’infection* agirait par l’intermédiaire de l’inflammation* chronique initiale (gastrite). Son rôle exact est encore mal précisé mais en 1994, l’OMS* l’a classée parmi les agents cancérogènes les plus dangereux. Bernard Hœrni

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