• Lettre I
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  • Iatrogène

    Désigne une réaction ou une complication suivant l’intervention d’un médecin, une exploration ou un traitement. À la suite d’une hospitalisation*, on parle plutôt de complication nosocomiale, en particulier pour une infection*. Pour les suites iatrogènes de l’administration d’un médicament*, on parle aussi d’effet secondaire ou indésirable.

  • Ictère

    L’ictère, ou jaunisse, conduit à découvrir des cancers à un stade précoce ou vient compliquer leur évolution à un stade* avancé. Il se caractérise par une couleur jaune de la peau et du blanc de l’œil et par des urines foncées. Ce signe* est dû à un excès des pigments de la bile qui ne s’écoule plus normalement dans l’intestin : la bilirubine* est augmentée dans le sang. Chez les cancéreux, l’ictère est dû à une compression* tumorale ou à une infection*. Le cancer comprime les canaux biliaires dans le foie* (en cas de métastases* hépatiques) ou en dessous du foie (par des ganglions*, un cancer du pancréas* ou de la vésicule* biliaire). L’ictère accompagne aussi les hépatites* virales. Dans tous les cas il traduit un défaut d’épuration du sang par le foie et impose de diminuer les doses* de médicaments* anticancéreux qui s’éliminent par la bile. Bernard Hœrni

  • Idarubicine

    Médicament* anticancéreux ou cytotoxique* de la famille des anthracyclines*, l’idarubicine dérive de la daunorubicine*. On l’administre à la dose de 8 à 10 mg/m²/j. en injections* intraveineuses répétées trois à cinq jours consécutifs. Seule anthracycline traversant la muqueuse* du tube digestif*, elle peut être prise par la bouche, mais il faut alors multiplier la dose* par trois pour obtenir un effet équivalent. Cette administration orale est surtout indiquée pour le traitement ambulatoire* de personnes âgées ou affaiblies, quand leur hospitalisation* n’est pas indispensable. Quelle que soit la voie d’administration, la pharmacocinétique* de l’idarubicine est caractérisée par une élimination prolongée (demi-vie longue). Elle est transformée par le foie et divers tissus en un dérivé aussi actif qu’elle-même. Sa toxicité* est analogue à celle des autres anthracyclines : risque de nécrose* tissulaire en cas de passage en dehors de la veine (extravasation*), toxicités aiguës sanguine et digestive, toxicité cumulative pour le cœur*. Elle est utilisée dans les cancers du sang, pour le traitement des leucémies* aiguës. Jacques Chauvergne

  • If

    Voir Taxanes*.

  • Ifosfamide

    Médicament* anticancéreux, agent alkylant* de la classe des oxazophosphorines, comme le cyclophosphamide*. Sa toxicité* sur la vessie due à l’acroléïne (cystite* hémorragique) a longtemps empêché d’administrer l’ifosfamide à des doses* suffisantes pour être efficaces sur les tissus cancéreux. Une hydratation adaptée et la prescription simultanée de mesna* préviennent cette complication et permettent d’utiliser l’ifosfamide à des doses plus élevées et avec une meilleure sécurité. L’ifosfamide est un agent alkylant* bifonctionnel, qui provoque la formation de liaisons covalentes entre les bases* (guanine) des chaînes d’ADN*, ce qui inhibe la synthèse d’ADN. L’ifosfamide agit sur les cellules* engagées dans le cycle* cellulaire. La résistance des cellules à l’ifosfamide dépend de leur capacité à réparer leur ADN. L’ifosfamide est un promédicament, qui devient actif après transformation dans le foie* en une isophosphoramide moutarde, métabolite alkylant de l’ifosfamide. Sa dégradation conduit au chloracétaldéhyde, métabolite néphrotoxique et neurotoxique et à l’acide thiodiglycocolique, qui inhibent les fonctions mitochondriales et augmentent les pertes urinaires en carnitine. L’ifosfamide et le chloracétaldéhyde traversent la barrière* hémato-encéphalique et les concentrations de l’ifosfamide et de son dérivé 4-hydroxy dans le liquide* céphalorachidien sont presque aussi élevées que dans le sang. L’ifosfamide est un mélange racémique. Son isomère ® serait responsable de son activité anticancéreuse et l’isomère (S) de la neurotoxicité du médicament. L’ifosfamide présente une résistance croisée partielle avec le cyclophosphamide et peut donc être prescrit après un traitement par le cyclophosphamide. Il est mutagène* chez l’animal*. L’ifosfamide s’administre par voie veineuse, en perfusions* de quelques heures à quelques jours et, pour des perfusions continues à fortes doses, avec hydratation et mesna. Plus rarement, l’ifosfamide est administré par voie musculaire, sous-cutanée ou intra-artérielle. Les principales toxicités de l’ifosfamide sont rénales et neurologiques. La toxicité* rénale* chez l’enfant* est liée à la dose cumulative (plus de 45 g/m²) et à l’âge (moins de 3-5 ans). Chez l’adulte, elle peut être majorée par un traitement simultané par un sel de platine*, une néphrectomie antérieure ou une irradiation des loges rénales. Une insuffisance rénale chronique est détectée par le dosage des protéines urinaires. Les complications neurologiques (somnolence, confusion) surviennent chez 5 à 30 % des patients, après haute dose ou administration orale et en cas d’insuffisance rénale associée. Le bleu de méthylène par voie veineuse et la thiamine ont un effet neuroprotecteur. Plus rarement ou pour des doses plus élevées, surviennent des complications hématologiques (leuco-thrombopénie*), digestives (nausées*-vomissements*), cardiaques* (arythmies) et gonadiques* (azoospermie, aménorrhée). Le dosage par chromatographie de l’ifosfamide et de ses métabolites permettrait une adaptation individuelle du traitement. L’ifosfamide est prescrit dans des protocoles variés de polychimiothérapie* pour le traitement des sarcomes* des parties molles, des tumeurs des parties molles et des os de l’enfant*, des cancers bronchiques*, des tumeurs à cellules germinales du testicule*, des cancers de l’ovaire* et de l’utérus*, des lymphomes* récidivants ou agressifs. Il est associé à d’autres médicaments dans les protocoles* de chimiothérapie intensive. Paul Cappelaere

  • IGR

    Voir Institut Gustave*-Roussy.

  • Iléostomie

    Abouchement de la partie terminale de l’intestin* grêle (ou iléon) à la peau de l’abdomen*. Elle est temporaire lors d’une occlusion* sur la partie initiale du côlon* qui lui fait suite ou définitive après amputation* complète du côlon. Elle donne issue à des matières digestives liquides et irritantes, et nécessite des soins d’hygiène communs à toutes les stomies*.

  • Image

    Comme d’autres fléaux* qui l’ont précédé (la peste, le choléra, la lèpre, la tuberculose*) ou le suivent (le sida*), le cancer véhicule des représentations qui ont fâcheusement contribué à lui donner une image de maladie honteuse ou répugnante. Cette maladie qui ronge et qui tue est depuis longtemps utilisée pour désigner d’autres plaies de la société ou du monde. Dans Le Héros (1630) Baltasar Gracian indique qu’une réputation peut être durablement entachée par « un mauvais début » : « il est de la nature du cancer, qu’on ne saurait ôter de l’endroit auquel ce mal s’est attaché ». Au début du xviiie siècle l’Anglais E. Ken écrit : « La fainéantise est un cancer qui ronge le temps que les princes devraient consacrer aux choses sublimes ». Pour John Adams en 1772 « le corps du peuple semble épuisé par la lutte, et la vénalité, la sénilité et la prostitution le dévorent et prolifèrent comme un cancer ». Quelques années plus tard Kant assimile les passions à des cancers. Au xxe siècle D.H. Lawrence juge la masturbation comme « le cancer le plus profond et le plus dangereux », tandis que F. Mauriac* lui assimile la concupiscence. Simon Leys évoque « le cancer maoïste rongeant le visage de la Chine », Trotsky compare le stalinisme au cancer du marxisme. Pour l’écrivain italien Marinetti « le communisme est l’exaspération du cancer bureaucratique qui a toujours ravagé l’humanité ». On trouve encore Israël, « cancer au cœur du monde arabe » ou les camps palestiniens « cancer dans le corps libanais » sans parler des cancers du chômage, du racisme, de la drogue, de la pollution*… ou des images qui prolifèrent et envahissent peu à peu toute la vie. Le mouvement écologique* présente l’humanité comme un cancer envahissant démesurément la Terre, au risque de la détruire. À l’inverse le cancer et tout ce qui gravite autour a été représenté comme une constellation, une galaxie ou une nébuleuse (du Crabe* ?). Soljénitsyne* suggère l’image d’un archipel*, similaire à celui du Goulag avec ses « camps qui prolifèrent comme des métastases* ». Voir aussi Cancer*, La Maladie* comme métaphore. Bernard Hœrni

  • Image du corps

    Souvent perturbée au cours d’un cancer, l’image du corps est une notion utilisée dès le début du xxe siècle dans des sens très différents. Résultat de l’activité psychique des individus face à divers déterminants biologiques (le corps réel) ou sociaux (le corps perçu par autrui), elle a une fonction protectrice, stabilisatrice et donc adaptative. Fondement de l’identité, elle est mise à l’épreuve en cas de cancer, surtout si la maladie touche un organe important et expose à une amputation*. C’est Paul Schilder dans son ouvrage de 1935 (L’image du corps, traduction française, 1968) qui la définit comme « la façon dont notre corps nous apparaît à nous-mêmes », d’un point de vue à la fois biologique, psychologique et social. On préfère aujourd’hui désigner les aspects neurologiques par la notion de schéma* corporel, tandis que l’image du corps est une notion psychologique : c’est la configuration globale que forme l’ensemble des représentations, perceptions, sentiments et attitudes que l’individu a élaborés vis-à-vis de son corps, à travers les expériences qui ont jalonné son existence. Depuis le xixe siècle, des distorsions des perceptions corporelles, variées et souvent étranges, ont été attribuées tantôt à des troubles du schéma corporel, tantôt à des altérations de l’image du corps. Des schizophrènes (qui sont coupés de la réalité) ont par exemple des expériences corporelles bizarres : sentiment d’avoir un corps (ou des parties du corps) du sexe opposé ; impression de détérioration et de désintégration ; dépersonnalisation (le corps est perçu comme étranger, inanimé) ; perte des frontières du corps avec le monde extérieur ; souffrance ; illusion d’être contrôlé à distance. Des altérations moins spectaculaires apparaissent chez des sujets normaux en situation de fatigue*, de stress*, ou de privations sensorielles, sous l’effet de drogues ou encore chez des cancéreux qui refusent (négation*) de reconnaître leur organe malade. En l’absence de toute lésion nerveuse, ces distorsions, le plus souvent associées à des troubles de la personnalité, sont probablement d’origine psychique et correspondent à des altérations de l’image du corps. La psychologie a décrit la construction de l’image du corps à partir de l’observation de jeunes enfants. L’enfant constitue peu à peu, au cours de ses activités, un corps « kinesthésique « (espace gestuel) et un corps visuel (espace des objets) dont les images se correspondent et se coordonnent peu à peu grâce à ses expériences avec les objets (explorations, activités circulaires, puis sensori-motrices), avec autrui (imitation, « dialogue tonique ») et à certaines acquisitions (langage, notion d’objet permanent). L’enfant accédera entre la deuxième et la troisième année seulement à une véritable reconnaissance de soi dans le miroir, où son image est alors identifiée sans hésitation (c’est « moi », dit-il). Cette étape capitale marque le début de la conscience de soi. L’image du corps évoluera au cours de certaines phases critiques de l’existence (adolescence*, vieillesse) et de certains événements (maladie, handicap), tout en gardant une cohérence et une stabilité assez surprenantes malgré les modifications objectives du corps. L’image du corps d’enfants* atteints de divers cancers a été explorée par des moyens indirects comme le jeu, le modelage ou le dessin (Figure). Ceux-ci révèlent l’anxiété corporelle (œil* d’une poupée arraché dans un cas de cancer oculaire) et une baisse de l’estime de soi (personnages représentés par les enfants leucémiques* plus petits que ceux des autres enfants). Certaines scènes traduisent un bon ajustement* de l’enfant à l’expérience traumatisante qu’il subit et sa résistance à l’agression (scènes de bataille). La simulation du combat contre le cancer par des jeux et dessins est utilisée pour renforcer les défenses des enfants cancéreux. Des troubles de l’image du corps sont observés chez des adultes opérés pour des cancers du visage et du cou ou pour des cancers intestinaux (colostomie*) et chez des femmes ayant subi une ablation* du sein* (mastectomie*) ou de l’utérus* (hystérectomie*). Plus qu’à la menace vitale, ces altérations renvoient à la peur d’être objet de dégoût dans les deux premiers cas, à la crainte de ne plus être une « vraie » femme dans les deux autres. Plus que la mastectomie, l’hystérectomie* induit des troubles fréquents et durables de l’image du corps (angoisses liées à la perte des fonctions maternelle et sexuelle). Ces troubles sont toujours associés à des modifications de la personnalité (anxiété*, réactions dépressives*, baisse de l’estime de soi), mais ils sont le plus souvent discrets et modérés. Marilou Bruchon-Schweitzer

  • Imagerie interventionnelle

    Appelée il y a quelques années « radiologie interventionnelle », le terme « imagerie » apparaît plus approprié puisque les outils utilisés comportent non seulement les rayons X mais aussi l’échographie* voire, dans certaines équipes, l’IRM*. En pratique, il s’agit de tout acte permettant un geste biopsique* (imagerie interventionnelle à visée diagnostique) ou thérapeutique (imagerie interventionnelle à visée thérapeutique, véritable imagerie interventionnelle). Cette méthode de prise en charge thérapeutique s’est extrêmement développée au cours des dix dernières années et, actuellement, des médecins radiologues ne pratiquent que cette sur-spécialité de l’imagerie. En cancérologie, en dehors de cas très particuliers, l’imagerie interventionnelle n’est pas curative* mais a un caractère uniquement palliatif*, souvent à titre antalgique* (bloc cœliaque, par exemple). Les procédures interventionnelles utilisent essentiellement la voie percutanée et, plus rarement, la voie intra-vasculaire ou intra-canalaire (voies biliaires). Ces méthodes sont pratiquées dans des conditions de stérilité maximum et la tendance actuelle est d’installer des appareils couplant la scanographie, l’échographie et la radiologie conventionnelle au sein de blocs opératoires. Patrick Chevallier

  • Imagerie médicale

    L’ensemble des techniques explorant le corps humain – par des rayonnements* ou des vibrations qui le traversent et donnent des images de l’anatomie normale ou anormale – ont une grande place dans l’étude des tumeurs primitives* ou de leurs métastases*. L’imagerie médicale englobe la radiologie et incorpore de nouveaux moyens de visualisation. Les rayons* X donnent des images qui dépendent de la densité des organes ou tissus (importante pour un os, faible pour un poumon rempli d’air). La densité spontanée peut être modifiée par injection* de produit opaque dans une cavité naturelle (baryte pour un transit* œsogastroduodénal ou un lavement* baryté), des artères (artériographie*) ou de vaisseaux* lymphatiques (lymphographie*). Ces moyens donnent des images fixes (radiographies) ou mobiles (radioscopie ou radiocinéma). Ces images conventionnelles peuvent être traitées par numérisation (voir Imagerie* numérique) comme dans la scanographie*. Le contraste peut être obtenu par d’autres moyens qui ont l’avantage de ne pas être ionisants comme les rayons X : les ultrasons pour l’échographie*, la résonance magnétique à l’aide d’aimants puissants dans l’imagerie du même nom ou IRM*. D’autres documents enfin sont obtenus par des produits ou isotopes* radioactifs qui émettent des rayons recueillis par scintigraphie*. Jean-Noël Bruneton

  • Imagerie numérique

    Tandis que la radiologie conventionnelle donne une image analogique par le noircissement du film en fonction de l’absorption des rayons* X dans le corps traversé, la numérisation ou digitalisation d’une image analogique affecte à chaque point de l’image un chiffre, ce qui permet de la traiter sans perdre de sa qualité et de la stocker. La scanographie*, ou tomodensitométrie, donne une image numérisée, sous forme de coupes axiales ou d’un cliché en mode radiographique, ce qui permet son traitement par ordinateur. On peut numériser des radiographies sur les tables conventionnelles de radiologie grâce à un convertisseur d’images analogiques en images digitales, soit directement face à l’écran secondaire d’un amplificateur de brillance, soit à la sortie d’une caméra vidéo. Une autre technique d’imagerie consiste à utiliser, à la place des cassettes contenant les films de radiologie, des plaques de phosphore qui permettent une numérisation par lecture laser. Actuellement, on utilise des matrices 1024x1024. La première application de l’imagerie numérique, en dehors de la scanographie, a été l’artériographie*. Numériser l’imagerie radiologique conventionnelle a pour buts de diminuer le temps d’examen et l’irradiation du patient, d’améliorer la valeur diagnostique des explorations et de diminuer les dépenses en films radiologiques. Aujourd’hui, de plus en plus de services d’imagerie utilisent uniquement les techniques numériques. La numérisation la plus difficile concerne la mammographie*, en raison de la taille des matrices nécessaires mais, actuellement, les premiers mammographes numériques sont disponibles sur le marché. Jean-Noël Bruneton

  • Imagerie par résonance magnétique

    Voir IRM*.

  • Imatinib

    Il s’agit probablement du premier médicament* anti-tyrosine*-kinase utilisé en hémato-cancérologie. L’imatinib est en effet une molécule de synthèse qui inhibe la tyrosine-kinase BCR-ABL spécifique de la leucémie* myéloïde chronique (LMC). Ce traitement, administré par voie orale, à ce jour sans effets indésirables trop importants, permet d’obtenir dans la LMC en phase chronique, des taux de réponse hématologique supérieurs à 90 % et des rémissions complètes (cytogénétiques et moléculaires) dans plus de 70 % des cas. Il est donc très largement supérieur aux autres thérapeutiques de la LMC (alpha interféron* notamment). Toutefois, certaines LMC, notamment en phase de transformation, sont résistantes à l’imatinib, mais elles pourraient être sensibles à de nouveaux inhibiteurs de tyrosine-kinase ou de SIC-kinase actuellement en phase de développement. L’imatinib a été développé pour la LMC (après que l’on ait identifié les principales étapes de l’oncogénèse dans cette maladie), mais il cible et inhibe deux autres tyrosine-kinases telles que C-Kit et PDGFR (Platelet Derived Growth Factor-Receptor) rendant possible son utilisation dans les tumeurs GIST*, les syndromes d’hyperéosinophilie essentielle et d’autres hémopathies rares où ces kinases sont dérégulées. Josy Reiffers

  • Imhotep

    Voir Ebers*.

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