Hémopathies malignes : l'INCa publie 2 nouvelles recommandations pour la prise en charge des effets indésirables liés aux anticancéreux per os

Le 10 - NOV - 2015

Ces documents présentent les effets indésirables des molécules per os utilisées dans la prise en charge des hémopathies malignes et les conduites à tenir pour les prévenir, les détecter précocement ou les gérer en cas de toxicité avérée.

 

 

Le nombre de patients ayant un cancer et recevant un anticancéreux administré par voie orale a augmenté de façon importante ces dernières années et le nombre de molécules per os disponibles est en croissance. Ces molécules per os sont pour l'essentiel des thérapies ciblées et se distinguent des chimiothérapies conventionnelles par une prise au long cours jusqu'à progression de la maladie ou intolérance.

 

On sait que la fréquence des effets indésirables associés à ces anticancéreux per os et leur niveau de gravité demeurent élevés. Ces toxicités apparaissent le plus souvent en ville et les professionnels de santé de premier recours (médecins généralistes, pharmaciens d'officine, infirmiers libéraux) sont fortement sollicités par les patients pour les prendre en charge.

 

L'Institut national du cancer a donc créé une nouvelle collection de recommandations pour les professionnels de santé afin de les accompagner dans la gestion des toxicités les moins graves, d'éviter le recours à certaines hospitalisations et d'orienter rapidement les patients lorsque leur cas le nécessite. Les premières recommandations concernent les ITK ciblant BCR-ABL ou JAK ainsi que les IMID.

 

D'autres recommandations sont d'ores et déjà prévues et porteront sur la prévention et la gestion des effets indésirables des molécules per os utilisées en traitement des tumeurs solides (poumon, peau, rein, prostate et sein). Des fiches pratiques faisant la synthèse des recommandations par molécule et destinées aux professionnels de ville seront aussi mises en ligne prochainement sur le site e-cancer.fr.