PRIX DE THESES 2017

Le 22 - SEP - 2017

Décernés à l’occasion du congrès de la SFC des 21 et 22 septembre 2017

Anatomopathologie :

Julie Meilleroux - TOULOUSE

"Evaluation de la qualité des critères anatomopathologiques et de la réalisation des tests moléculaires chez les patients atteints de cancers colorectaux . Etude observationnelle portant sur 2067 patients pris en charge en Midi-Pyrénées et Aquitaine en 2010"

Oncologie Médicale :

Loïc Verlingue - IVRY SUR SEINE

"Les traitements personnalisés des cancers des voies biliaires métastatiques"

 

Hématologie :

Vincent Camus  - ROUEN     

      

« Prévalence, cinétique et valeur pronostique de la mution XPO1 E571K dans le lymphome de Hodgkin »

 

Le lymphome de Hodgkin classique (LHc) est un des lymphomes les plus fréquents et partage de nombreuses caractéristiques cliniques et génétiques avec le lymphome B diffus à grandes cellules primitif du médiastin (PMBL). Dans la présente étude rétrospective, nous avons analysé une mutation récurrente de type hotspot du gène de l’exportin 1 (XPO1, p.E571K), précédemment identifiée dans les PMBL,  dans une large série de biopsies et plasmas de patients diagnostiqués avec un LHc en première ligne de traitement, en utilisant une technique hautement sensible de PCR digitale (PCRd). 94 patients ont ainsi été inclus dans cette étude. La mutation XPO1 E571K est retrouvée à une fréquence élevée, dans environ un quart des patients de notre étude (24,2%). Les patients mutés et non-mutés présentaient des caractéristiques cliniques similaires. Les patients avec une mutation restant détectable dans le plasma en fin de traitement avaient tendance à rechuter davantage que les patients dont la mutation était devenue indétectable dans le plasma en fin de traitement (PFS à deux ans = 57,1%, IC95% : 30,1%-100% versus PFS à 2 ans =90,5%, IC95% : 78,8%-100% respectivement, p=0,0601). En conclusion, la détection de la mutation XPO1 E571K dans l’ADN extrait de la biopsie et du plasma par PCRd pourrait servir de nouveau biomarqueur dans le LHc, au moment du diagnostic et au cours du suivi de la maladie résiduelle. La détection de cette mutation dans le plasma des patients représente un saut technologique majeur dans la prise en charge du LHc.

 

MOTS-CLES : Lymphome de Hodgkin, exportin-1 (XPO1), PCR digitale, ADN plasmatique

 

Publication correspondante :

Camus V, Stamatoullas A, Mareschal S, Viailly PJ, Sarafan-Vasseur N, Bohers E, Dubois S, Picquenot JM, Ruminy P, Maingonnat C, Bertrand P, Cornic M, Tallon-Simon V, Becker S, Veresezan L, Frebourg T, Vera P, Bastard C, Tilly H, and Jardin F. Detection and prognostic value of recurrent XPO1 mutations in tumor and cell-free circulating DNA of patients with classical Hodgkin Lymphoma. Haematologica. 2016 Jun 13. pii: haematol.2016.145102. 

Chirurgie :

Cédric Lebacle  - LEVALLOIS PERRET

« Chirurgie du cancer de la prostate – Place de l’IRM »

 

Contexte : Un débat persiste quant à savoir si l'IRM devrait être utilisée de manière routinière pour l'évaluation du stade local préopératoire du cancer de la prostate (CaP).

Objectif : L'objectif est d'évaluer le rôle de l'IRM prostatique et d'autres données préopératoires dans l'évaluation de l'extension extra prostatique (EPE).

Patients et méthodes : De 2000 à 2013, 1743 patients opérés pour une prostatectomie radicale avaient une IRM préopératoire. L'âge, le stade clinique, le PSA, le poids de la prostate, le score de Gleason de biopsie, l'IRM et les résultats pathologiques de la pièce de prostatectomie ont été collectés prospectivement. Un score incluant des variables indépendamment associées à l’EPE a été construit avec ou sans IRM sur un échantillon aléatoire de patients (population test) et sur une population de validation interne.

Résultats : avec un âge moyen de 62,9 ans et un PSA moyen de 9,6 ng/ml, la population était répartie comme suit : stade clinique 1424 T1, 254 T2, 32 T3; Gleason 990 = 6 et 717 ≥ 7; Sur l'IRM 1322 iT2, 290 iT3a et 131 iT3b; Prostatectomie 15 pT0, 998 pT2, 548 pT3a, 181 pT3b et 1 pT4a.

Dans l'analyse multivariée, le stade clinique, le PSA, le Gleason, le poids de la prostate et l'IRM ont été associés indépendamment à l'EPE et ont été intégrés dans un score avec une AUC de 0,74 [IC 95%: 0,71 à 0,77] (0,72 sans IRM, p < 0,01), une valeur prédictive positive de 61% et une valeur prédictive négative de 74%, confirmé sur la population de validation. Le test de qualité d'ajustement de Hosmer-Lemeshow a montré une bonne précision (p = 0,77).

Conclusion : l’intégration de l'IRM et des données cliniques dans un score pour prédire le stade pathologique avant prostatectomie radicale permet d'exclure avec précision une EPE dans 74% des cas.

MOTS-CLES : Prostate – Cancer ; Prostate – Imagerie par Résonance Magnétique ; Prostatectomie ; Tumeur – Classification ; Préservation vasculo-nerveuse

 

Publication correspondante :

 Lebacle C, Roudot-Thoraval F, Moktefi A, Bouanane M, De La Taille A, Salomon L. Integration of MRI to clinical nomogram for predicting pathological stage before radical prostatectomy. World J Urol 2016. doi:10.1007/s00345-016-1981-5.

Radiothérapie :

Pierre Tremolières - ANGERS

« Essai randomisé de phase III comparant un suivi par web-application à un suivi classique chez des patients atteints de cancers bronchiques : impact sur la survie globale et la qualité de vie »

VOIR LA VIDEO de P. TREMOLIERES